Encyclopédie berb-re. XI. Bracelets - Caprarienses
Encyclopédie berbère
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Les bracelets de pierre constituent un type de parure attesté à la fois dans les contextes préhistoriques du Sahara et dans certaines traditions culturelles plus récentes. Les découvertes archéologiques montrent que des anneaux, souvent taillés dans la stéatite, apparaissent dans plusieurs gisements néolithiques du Sahara central et méridional. Leur diamètre intérieur varie généralement entre cinq et sept centimètres, tandis que leur forme présente le plus souvent une section triangulaire ou subcirculaire. Certains exemplaires épais ont également été identifiés, bien que leur fonction précise ne soit pas toujours certaine. Ces objets sont relativement fréquents dans les régions sahariennes, alors qu’ils restent rares dans le Maghreb septentrional.
Dans les sociétés touarègues, les bracelets de pierre continuent d’être fabriqués et portés comme anneaux de bras. La matière première provient principalement de gisements de stéatite situés dans le massif de l’Aïr. Les artisans extraient la pierre sous le sable, puis la transportent vers les centres d’échanges où elle est travaillée et vendue. La fabrication consiste à débiter des plaques de roche, à creuser progressivement un sillon circulaire jusqu’à détacher la partie centrale, puis à scier et façonner l’ébauche selon différents modèles. L’objet est ensuite poli, parfois fumé et graissé, afin d’obtenir une surface sombre et brillante.
Plusieurs types d’anneaux sont distingués selon leur forme et leur épaisseur, chacun portant un nom spécifique. Ces bracelets peuvent être portés par les hommes au-dessus du coude et parfois par les jeunes garçons sous une forme plus petite. Au-delà de leur fonction ornementale, ils sont souvent associés à des représentations symboliques ou protectrices. Dans certaines interprétations, ils sont censés protéger leur porteur contre des influences néfastes ou renforcer la force du bras. Leur valeur culturelle se manifeste aussi dans leur circulation commerciale et dans l’importance qui leur est accordée au sein des sociétés nomades du Sahara.
