Atlas archéologique de l'Algérie. 1ère partie
Seconde partie du livre.
GSELL Stéphane
Cette seconde partie de l’atlas archéologique poursuit l’inventaire systématique des vestiges antiques de l’Algérie en couvrant principalement les régions occidentales et les hauts plateaux. Organisé par feuilles cartographiques, l’ensemble associe des cartes détaillées à un commentaire scientifique qui localise, décrit et interprète les sites recensés, en confrontant les observations de terrain aux sources antiques, aux inscriptions et aux travaux archéologiques disponibles.
Chaque secteur fait l’objet d’un inventaire méthodique comprenant villes, agglomérations, établissements ruraux, fortins, mausolées, tumulus, carrières, mines, aqueducs, barrages, citernes, voies romaines, bornes milliaires, nécropoles et lieux de culte. Les notices signalent également les découvertes préhistoriques, notamment les stations paléolithiques et néolithiques, les ateliers de taille du silex, les grottes occupées par les premiers groupes humains et les monuments mégalithiques, mettant ainsi en évidence une occupation très ancienne du territoire.
Les principaux centres antiques, tels que Portus Magnus, Regiae, Mina, Tasaccora, Naraggara ou Thagura, sont étudiés à travers leur organisation urbaine, leurs équipements publics, leurs inscriptions, leur statut administratif, leurs réseaux routiers et leurs relations avec les autres cités de Maurétanie. L’identification de certains sites demeure discutée, les hypothèses étant confrontées de manière critique aux textes des géographes antiques, aux itinéraires romains et aux données archéologiques.
La seconde partie souligne également l’importance des infrastructures hydrauliques, des exploitations agricoles et minières ainsi que des réseaux de circulation qui structuraient les territoires. Il met en évidence la diversité des occupations successives, depuis la préhistoire jusqu’aux périodes romaine, chrétienne et byzantine, tout en signalant les réemplois et les transformations plus tardives.
Par l’ampleur de son inventaire, la précision de ses localisations et la richesse de sa documentation, cette seconde partie constitue un instrument de référence pour l’étude de la géographie historique et du patrimoine archéologique de l’Algérie antique.
