Les régions naturelles de l'Algérie
Bernard Augustin, Ficheur Emile
L'Algérie présente une organisation géographique fondée sur l'interaction du relief, de la structure géologique et du climat. Ces facteurs déterminent de vastes ensembles naturels dont les caractéristiques influencent la végétation, les ressources en eau, les possibilités agricoles, les modes d'occupation du sol et la répartition des populations. Les limites entre ces ensembles demeurent toutefois progressives, la nature offrant davantage des zones de transition que des frontières nettes.
Trois grands domaines se distinguent à l'échelle du pays : le Tell, région la plus humide où se concentrent forêts et cultures ; les Hautes Plaines steppiques, dominées par les parcours pastoraux ; enfin le Sahara, où les activités humaines se développent principalement dans les oasis grâce à l'irrigation. À l'intérieur de ces grands ensembles, la diversité des terrains et des formations géologiques conduit à distinguer plusieurs régions naturelles présentant chacune une physionomie particulière.
L'étude met en évidence l'importance des chaînes de l'Atlas tellien et de l'Atlas saharien, séparées par les Hautes Plaines. Les massifs littoraux, les dépressions intérieures, les plateaux et les chaînes montagneuses sont décrits selon leur origine géologique, leur relief, leur couverture végétale et leurs conditions climatiques. Une attention particulière est portée aux régions montagneuses de l'est algérien, notamment aux massifs kabyles, caractérisés par des reliefs vigoureux, une forte pluviométrie, un couvert forestier développé et une occupation humaine ancienne. Les plaines, vallées et bassins sont analysés en fonction de leur formation, de leur fertilité et de leur rôle dans les communications.
Cette approche montre que la géographie physique constitue un facteur essentiel pour comprendre l'organisation des paysages algériens, la diversité des milieux naturels et les formes de peuplement qui s'y sont développées.
