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Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Alger

FAGNAN E.
publié en 1893

Le Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France, Département XVIII (Alger), rédigé par E. Fagnan et publié en 1893, s’inscrit dans l’entreprise nationale de recensement systématique des fonds manuscrits conservés dans les bibliothèques publiques. Ce volume est consacré aux collections d’Alger et vise à en établir l’inventaire scientifique, en précisant l’histoire, la composition et l’état matériel des manuscrits.

L’introduction retrace d’abord les circonstances de la formation du fonds. Lors de la conquête d’Alger, les autorités françaises trouvèrent un ensemble important de manuscrits arabes provenant notamment de la bibliothèque des beys et de collections privées. Toutefois, l’absence initiale d’organisation, les pertes, les disparitions et les lacunes de classement rendirent longtemps difficile l’évaluation précise de ces richesses. Plusieurs tentatives d’inventaire furent entreprises au XIXᵉ siècle, notamment par M. Berbrugger, puis révisées ou complétées à différentes dates, ce qui explique la complexité des numérotations successives.

Fagnan expose avec précision les problèmes rencontrés : volumes disparus, fragments isolés, erreurs d’attribution, doubles numéros, confusions entre inventaires anciens et récents. Il décrit les méthodes adoptées pour reconstituer autant que possible la cohérence du fonds : vérification matérielle des volumes, confrontation avec les anciens catalogues, distinction entre pièces complètes et fragments, et établissement de concordances entre anciennes et nouvelles cotes. Une table finale met ainsi en relation les numéros de la bibliothèque avec ceux du catalogue.

Le catalogue proprement dit énumère les manuscrits en indiquant, pour chacun, le titre, l’auteur lorsque celui-ci est connu, la nature du texte et parfois son état matériel. Le fonds est dominé par des ouvrages de théologie, de droit musulman, de grammaire, de logique, d’exégèse coranique, ainsi que par des textes littéraires et historiques. L’ensemble constitue un instrument de travail destiné aux orientalistes et aux chercheurs, et témoigne de l’importance patrimoniale des manuscrits arabes conservés à Alger à la fin du XIXᵉ siècle