Accéder au contenu principal

Search Mobile


© All rights reserved. Powered by YOOtheme.

L'Algérie Française. Capot de Feuillide

CAPOT de FEUILLIDE Jean-François
publié en 1856

Publié en 1856, L’Algérie française. Son passé, son avenir de C. de Feuillide s’inscrit dans une réflexion politique plus large sur les révolutions, les nationalités et l’évolution des sociétés modernes. Dans une longue introduction, l’auteur revient sur ses écrits antérieurs consacrés à l’Irlande, aux mouvements révolutionnaires et aux transformations sociales du XIXᵉ siècle. Il défend l’idée que les crises politiques ne se réduisent pas à des événements isolés mais traduisent des forces profondes, morales et sociales, à l’œuvre dans les nations.

L’auteur examine la montée des revendications populaires, l’émancipation des classes laborieuses et le rôle des idées nouvelles dans l’histoire contemporaine. Il estime que les bouleversements observés depuis 1848 procèdent d’un mouvement général vers l’égalité civile et la participation croissante des masses à la vie politique. Les révolutions sont ainsi interprétées comme des étapes d’une transformation progressive des sociétés européennes, marquée par l’essor de l’industrie, la diffusion de l’instruction et l’affirmation des aspirations démocratiques.

Dans cette perspective, la question des nationalités occupe une place centrale. Feuillide soutient que les nationalités, comme les races, obéissent à une loi d’apparition, de développement et de déclin. Il avance que l’histoire tend vers des formes d’unité plus larges, au-delà des particularismes, et que les divisions nationales constituent souvent des obstacles à l’unité et à la paix. Toutefois, il reconnaît la force persistante des sentiments nationaux et des intérêts politiques.

L’Algérie française est envisagée dans ce cadre général comme un élément du mouvement historique en cours. La colonie apparaît à la fois comme un champ d’expérimentation politique et comme un prolongement des dynamiques métropolitaines. L’auteur insiste sur la nécessité de concilier principes politiques, intérêts matériels et progrès moral, en inscrivant l’avenir de l’Algérie dans une évolution d’ensemble des sociétés modernes