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Le cèdre en thérapeutique

HUERTAS H.
publié en 1901

Soutenue en 1901 à la Faculté de médecine de Montpellier, la thèse de H. Huertas est consacrée au cèdre de l’Atlas (Cedrus atlantica) et à l’étude thérapeutique de son huile essentielle, qu’il propose de nommer « libanol ». L’auteur part du constat que, contrairement à d’autres conifères, le cèdre est tombé dans l’oubli de la médecine moderne, malgré son usage ancien et la réputation de ses produits résineux

cèdre en therap

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Après une étude botanique du cèdre du Liban et de sa variété atlantique, abondante en Algérie, il rappelle l’importance historique et symbolique de cet arbre, ainsi que la durabilité exceptionnelle de son bois. Il souligne la confusion fréquente entre le véritable Cedrus et divers « pseudo-cèdres », d’où la nécessité de préciser l’origine botanique des produits étudiés.

Un chapitre retrace l’histoire thérapeutique du cèdre : sous le nom de cedria, ses résines étaient utilisées dans l’Antiquité comme vulnéraires et balsamiques. La médecine moderne les a cependant délaissées, faute de données expérimentales précises. Huertas entreprend donc une étude expérimentale de l’huile essentielle obtenue par distillation à la vapeur du bois de cèdre de l’Atlas. Il distingue clairement le libanol des « huiles de cèdre » du commerce issues d’autres espèces.

L’essentiel du travail porte sur ses propriétés balsamiques, notamment dans le traitement des blennorrhagies. Administré à la dose moyenne de 3 g par jour, le libanol aurait montré, dans plus de cent cas observés en milieu hospitalier à Alger, une amélioration rapide des symptômes, sans les effets secondaires digestifs ou rénaux fréquemment attribués aux autres balsamiques (santal, copahu, térébenthine). L’auteur insiste toutefois sur son rôle d’adjuvant plutôt que de remède spécifique.

Des observations en cystites, affections pulmonaires et applications locales (plaies, rhumatismes) complètent l’étude. Les essais bactériologiques montrent en revanche un pouvoir antiseptique faible. Huertas conclut que le libanol mérite d’être intégré à la thérapeutique, tout en appelant à des recherches complémentaires sur les principes actifs du cèdre