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El cautivo. Le captif. Histoire extraite de Don Quichotte

MERSON J.
publié en 1880

Cette édition scolaire de El Cautivo / Le Captif (1880), publiée avec notes françaises par J. Merson, présente l’épisode inséré dans la première partie de Don Quichotte (chap. XXXIX-XLI). Une notice introductive précise que le récit n’est pas strictement autobiographique : le héros est le capitaine Ruy Pérez de Viedma, compagnon de captivité de Cervantès à Alger, même si l’auteur s’inspire de faits vécus.

Le narrateur, fils d’un gentilhomme des montagnes de León, raconte comment son père, prodigue mais prévoyant, partagea sa fortune entre ses trois fils et leur conseilla de choisir l’Église, le commerce ou les armes. Le narrateur opte pour la carrière militaire, sert en Italie et aux Flandres, puis participe à la bataille de Lépante sous les ordres de Don Juan d’Autriche. Malgré la victoire chrétienne, il est capturé après l’abordage de sa galère par le corsaire Uchalí et conduit à Constantinople.

Il relate ensuite les campagnes navales contre les Ottomans, la prise de Tunis par Don Juan, puis la perte de La Goulette et du fort voisin en 1574. Il insiste sur la disproportion des forces, la résistance des défenseurs et la violence des combats. Plusieurs officiers sont tués ou capturés. Parmi les prisonniers figure un officier poète, Pedro de Aguilar, auteur de sonnets commémoratifs célébrant le sacrifice des soldats morts à La Goulette et au fort.

Après ces revers, le narrateur demeure esclave à Alger, d’abord sous Uchalí, puis sous le renégat Azan Aga. Il décrit l’organisation des bagnes (« baños »), la distinction entre captifs ordinaires et prisonniers « de rançon », les travaux imposés et les brutalités de certains maîtres. Malgré les échecs répétés de ses tentatives d’évasion, il affirme n’avoir jamais perdu l’espérance de la liberté, qui demeure le moteur du récit et le fil conducteur de son témoignage.