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Chroniques de la Régence d'Alger. Traduit d'un manuscrit arabe intitulé el zohrat el nayerat

ROUSSEAU Alphone
publié en 1841

Les Chroniques de la régence d’Alger, traduction d’un manuscrit arabe intitulé El-Zohret-El-Nayebat, se présentent comme un récit des événements survenus à Alger à l’époque des invasions menées par des puissances non musulmanes. L’ouvrage, publié à Alger en 1844, est précédé d’un avant-propos du traducteur qui précise avoir respecté scrupuleusement le texte original, tout en signalant certaines coupures destinées à éviter des répétitions.

La préface de l’auteur arabe inscrit d’emblée l’œuvre dans une perspective religieuse. Après une louange à Dieu et au Prophète, l’auteur explique que son livre vise à défendre la foi et à encourager les croyants. Il donne à son ouvrage le nom d’El-Zahrat-El-Nayebat (« la fleur brillante ») et le présente comme un récit destiné à raviver l’ardeur religieuse face aux attaques des « infidèles ».

Une place importante est accordée à l’explication des notions de ribath et de rabatha. Le ribath est défini comme l’action de combattre pour la religion et de défendre militairement le territoire musulman. L’auteur s’appuie sur des traditions et des commentaires théologiques pour affirmer que la participation à ces luttes confère un mérite spirituel particulier. Il rapporte notamment l’idée selon laquelle la défense d’une province musulmane contre une première invasion ouvre droit à une récompense morale prolongée, renouvelée en cas d’attaques ultérieures.

Appliquant ces principes à Alger, l’auteur soutient que, depuis l’arrivée des Turcs, la régence a été continuellement exposée aux offensives extérieures. Dès lors, la lutte menée par ses habitants relève pleinement du ribath. Il présente les Turcs comme les principaux défenseurs de l’Algérie et justifie ainsi la légitimité religieuse et politique de leur autorité. L’ouvrage se donne donc pour objectif de relater les faits historiques tout en les interprétant à la lumière d’une conception religieuse du combat et de la protection du territoire.