Algérie. Tableau général des communes de l'Algérie. 1902
Gouvernement général de l'Algérie
Le document constitue le Tableau général des communes de l’Algérie, situation au 1er novembre 1902, dressé par ordre du Gouverneur général. Il s’agit d’un recueil administratif et statistique présentant l’organisation territoriale de l’Algérie coloniale, en distinguant centres de peuplement, fermes, douars-communes et tribus, ainsi que les ressorts judiciaires (cantons et mahakmas)
communes_1902
.
L’ouvrage est structuré par départements, arrondissements et catégories communales. Pour chaque commune sont indiqués : le fondement juridique de création (décrets, arrêtés), la population municipale ventilée entre Français, étrangers et indigènes, les totaux correspondants, la superficie en hectares, ainsi que le rattachement à la justice de paix et à la mahakma. Les sections internes (villages, hameaux, haouchs, fermes, fractions de tribus) sont détaillées, avec leurs effectifs propres, ce qui permet une lecture fine de la répartition du peuplement.
Dans l’arrondissement d’Alger, on recense 68 communes de plein exercice et 6 communes mixtes. Les premières regroupent principalement les centres urbains et les localités de colonisation européenne, caractérisées par une population plus concentrée. Les communes mixtes, placées sous le contrôle direct du préfet, couvrent de vastes territoires comprenant de nombreux douars-communes et tribus ; la population y est majoritairement indigène et dispersée.
L’édition de 1902 intègre les résultats du dénombrement quinquennal de 1901 et comporte des rectifications (errata, ajustements de superficies, modifications de rattachement judiciaire). Elle précise également que les tableaux des cantons judiciaires et des mahakmas sont désormais intégrés à la table alphabétique.
L’ensemble offre ainsi une photographie précise de la structure administrative, démographique et judiciaire de l’Algérie à la date du 1er novembre 1902, mettant en évidence la coexistence de régimes communaux différenciés et l’articulation entre territoires civils et espaces de commandement.
