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Corpus des inscriptions arabes et turques de l'Algérie. Département d'Alger

COLIN Gabriel
publié en 1901

Ce volume constitue le premier fascicule d’un corpus consacré aux inscriptions arabes et turques de l’Algérie, limité ici au département d’Alger. L’auteur y rassemble, transcrit et traduit 211 épigraphes, dont 148 en arabe et 63 en turc, relevées sur des mosquées, minarets, tombeaux, fortifications, fontaines et autres édifices. Une part importante provient du Musée d’Alger, d’autres sont encore en place, tandis que certaines, disparues, sont connues par des copies anciennes.

La préface souligne l’intérêt historique de ces textes, particulièrement pour la période de la Régence ottomane, durant laquelle les monuments se multiplient. Les inscriptions, souvent laudatives envers les souverains ou les gouverneurs, contrastent parfois avec l’instabilité politique de l’époque. Malgré des irrégularités d’orthographe ou de disposition, elles fournissent des dates précises et complètent utilement les chroniques.

Les documents sont classés par ordre chronologique jusqu’en 1830, afin de regrouper les témoignages relatifs à une même période. Les inscriptions non datées sont ordonnées alphabétiquement. L’auteur précise les règles adoptées pour la transcription, distingue les usages arabes et turcs, et explique les procédés de datation, notamment les chronogrammes fondés sur la valeur numérique des lettres.

Les notices décrivent avec précision le support matériel (marbre, bois, colonne remployée), le type d’écriture (koufique, naskhi), les dimensions et l’état de conservation. Les traductions rendent compte de formules religieuses récurrentes — profession de foi, bénédictions sur le Prophète, invocations — mais aussi de données historiques : construction de minarets sous les souverains zianides, édification de mosquées à l’époque des Barberousse, fondations pieuses, sépultures de dignitaires.

L’ensemble constitue ainsi un instrument de travail pour philologues et historiens, visant à préserver et à rendre accessibles des témoignages épigraphiques essentiels à la connaissance de l’histoire religieuse, politique et artistique d’Alger et de sa région.