Notice minéralogique sur les provinces d'Alger et d'Oran
VIILE M.
La Notice minéralogique sur les provinces d’Oran et d’Alger, rédigée en 1856 par un ingénieur du corps impérial des mines, constitue une synthèse des recherches géologiques menées depuis 1850 dans l’ouest de l’Algérie. Elle prolonge un premier mémoire consacré aux roches, eaux et gîtes minéraux, et intègre des observations de terrain, des études stratigraphiques et des déterminations paléontologiques réalisées en collaboration avec des spécialistes.
L’ouvrage est structuré en deux parties, correspondant aux provinces d’Oran et d’Alger. La première section, développée ici, porte sur la partie occidentale de la province d’Oran, comprise entre la frontière marocaine et le méridien d’Oran. L’auteur y distingue les terrains d’origine sédimentaire, largement dominants, des terrains éruptifs plus localisés. Les formations sédimentaires sont classées du trias au quaternaire (ou diluvien), en passant par le jurassique, le crétacé et le tertiaire, chaque ensemble étant caractérisé par sa lithologie et ses fossiles.
Le jurassique affleure notamment dans les massifs des Traras et de Tlemcen. Il se compose de marnes, calcaires et dolomies, souvent redressés, et renferme des fossiles marins (ammonites, bélemnites) permettant de distinguer plusieurs étages. Ces terrains sont associés à des gîtes métallifères anciens, notamment de plomb et de zinc, exploités ou reconnus dans différentes localités.
Le crétacé inférieur repose en continuité sur le jurassique et se compose surtout de calcaires compacts. Le tertiaire moyen, très développé autour de Tlemcen, se caractérise par des grès, marnes et dépôts lacustres, parfois lignitifères. Des fossiles marins et continentaux permettent d’en préciser l’âge et les conditions de dépôt. Le quaternaire apparaît en bordure des plaines et des vallées.
L’ensemble met en évidence la structure des massifs, la disposition des bassins et la répartition des gîtes minéraux, en reliant stratigraphie, paléontologie et observations de terrain dans une perspective d’inventaire scientifique et économique des ressources.
