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Les hématozoaires. Les vers du sang

LAVÉRAN Alphonse (prix Nobel de médecine), BLANCHARD R
publié en 1895

Cet ouvrage est consacré aux vers du sang chez l’homme et les animaux vertébrés, c’est-à-dire aux helminthes capables de vivre, temporairement ou définitivement, dans le système vasculaire. Les auteurs rappellent d’abord que l’idée de vers sanguicoles est ancienne, mais que de nombreuses observations anciennes reposaient sur des confusions avec des caillots fibrineux. Les premières constatations jugées authentiques datent de l’époque moderne et ont progressivement conduit à reconnaître l’importance pathologique de ces parasites.

Les vers étudiés n’appartiennent pas à un groupe zoologique unique : on y trouve des Trématodes, notamment des Distomes, et des Nématodes. La distinction entre parasites viscéraux et hématozoaires est présentée comme relative : beaucoup d’helminthes pénètrent dans l’organisme par le tube digestif, traversent sa paroi, gagnent la circulation sanguine et se disséminent par le courant vasculaire. Certains quittent ensuite le sang pour se fixer dans un organe ; d’autres y séjournent durablement.

Une large part de l’étude est consacrée à la Douve hépatique. Bien que normalement localisée dans les voies biliaires, elle se nourrit de sang et peut pénétrer dans les vaisseaux. Selon sa taille au moment de cette migration, elle franchit ou non les capillaires et peut se retrouver dans divers territoires : système porte, cœur droit, artère pulmonaire, grande circulation. Sa présence peut passer inaperçue ou provoquer embolies, thromboses, inflammations vasculaires, abcès et kystes fibreux. Les œufs transportés par le sang peuvent également s’enkyster dans les tissus.

L’ouvrage décrit de nombreux cas humains et vétérinaires, avec localisation dans les vaisseaux, le poumon, le foie, les muscles, les séreuses ou d’autres organes. Il souligne ainsi le rôle pathogène parfois majeur des helminthes sanguicoles et la nécessité de les étudier conjointement chez l’homme et chez l’animal.