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Les deux sièges de Constantine (1836-1837)

MERCIER Ernest
publié en 1896

Le document retrace les deux sièges de Constantine menés par l’armée française en 1836 et 1837, dans le contexte de la conquête de l’Algérie. Il commence par présenter la situation politique de la province de Constantine à la veille des opérations. Le pouvoir est alors exercé par le bey El Hadj Ahmed, nommé en 1826 par le dey d’Alger. Après la prise d’Alger en 1830, il conserve son autorité et gouverne la région de manière autonome. Autoritaire et énergique, il s’appuie sur des chefs militaires, des notables et des alliances tribales, tout en maintenant son autorité par la force. La province reste agitée par des rivalités entre tribus et par l’hostilité de certaines populations envers son pouvoir.

Face à cette situation, les autorités françaises décident d’étendre leur domination vers l’Est. En 1836, une expédition est organisée sous le commandement du maréchal Clauzel. L’armée marche vers Constantine avec l’espoir d’obtenir l’appui de certaines tribus hostiles au bey. Cependant, la progression se fait dans des conditions difficiles : intempéries, manque de ravitaillement et terrain difficile affaiblissent les troupes. Une fois devant la ville, les Français engagent plusieurs attaques, notamment contre la porte d’El-Kantara. Malgré la détermination des soldats, les assauts échouent et les pertes sont importantes. La situation logistique devenant critique, Clauzel décide de lever le siège et de battre en retraite. Cette retraite est harcelée par les cavaliers du bey mais se déroule finalement sans destruction de l’armée.

L’échec provoque en France un retentissement important et conduit à préparer une nouvelle campagne. L’année suivante, une seconde expédition est organisée sous un nouveau commandement, avec des moyens plus importants et une préparation plus méthodique. Cette fois, les opérations sont conduites avec davantage de prudence et de coordination. Après des combats violents et un bombardement soutenu, les forces françaises parviennent finalement à prendre la ville en 1837.

L’ouvrage décrit en détail les opérations militaires, les conditions de marche, les combats et les rivalités politiques qui entourent ces événements. Il met également en lumière le rôle des chefs militaires, l’importance des alliances locales et les difficultés rencontrées par les armées dans ce théâtre d’opérations.