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Etat actuel de l'Algérie. 1863

Gouvernement général de l'Algérie
publié en 1864

Au début des années 1860, l’Algérie est organisée administrativement selon une structure qui distingue plusieurs niveaux territoriaux et types d’autorité. Le territoire est divisé en trois grandes provinces — Alger, Oran et Constantine — chacune comprenant à la fois des zones civiles et des zones militaires. Les territoires civils sont administrés selon un modèle proche de celui des départements français, avec préfets, sous-préfets, arrondissements, districts et communes. Les communes disposent d’une administration municipale dirigée par un maire et un conseil municipal. Dans ces espaces, certaines fonctions locales sont également exercées par des chefs indigènes placés sous la surveillance de l’autorité administrative.

Les territoires militaires, généralement situés dans des régions moins intégrées au système civil, relèvent d’une organisation différente. Ils sont structurés en divisions, subdivisions et cercles, placés sous l’autorité d’officiers qui exercent à la fois des responsabilités militaires et certaines fonctions administratives ou judiciaires. Dans ces zones, des services spécialisés sont chargés des relations avec les populations locales et de l’administration des affaires dites indigènes.

L’organisation communale se développe progressivement dans les centres de population jugés suffisamment structurés. De nouvelles communes ont été créées dans plusieurs départements afin d’encadrer l’administration locale et d’accompagner l’implantation de populations européennes.

Le document présente également des données démographiques et territoriales. La population totale approche trois millions d’habitants au début des années 1860. Elle comprend des populations européennes, des militaires, ainsi que différentes catégories de populations locales. Les recensements indiquent une croissance progressive de la population européenne, due notamment à l’excédent des naissances sur les décès et à l’arrivée de nouveaux habitants.

L’ensemble offre ainsi une description administrative et statistique de l’Algérie au milieu du XIXᵉ siècle, en présentant l’organisation territoriale, la répartition des autorités civiles et militaires, ainsi que certains éléments relatifs à la population et à l’évolution démographique.