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Le livre d'or des Tirailleurs indigènes de la province d'Alger

OTTENHEIMER Jean-Baptiste
publié en 1866

Au début de la conquête de l’Algérie, l’armée française recourt rapidement à des combattants locaux afin de compléter ses forces. Dès les années 1830, différentes unités composées d’habitants du pays sont créées, parfois mêlées à des soldats français, pour participer aux opérations militaires et assurer la garde de postes avancés. Leur organisation reste d’abord provisoire et varie selon les besoins et les régions. Avec le temps, l’expérience montre que ces troupes connaissent bien le terrain, supportent mieux certaines conditions climatiques et peuvent rendre des services importants dans les expéditions et la surveillance du territoire.

Face à l’augmentation de ces effectifs, une organisation plus stable est décidée au début des années 1840. Une ordonnance établit alors des bataillons d’infanterie indigène appelés « tirailleurs », répartis par provinces. Les cadres supérieurs sont majoritairement français, tandis que la troupe est composée d’indigènes. Le commandement des unités demeure confié à des officiers français, mais certaines fonctions subalternes peuvent être occupées par des soldats locaux. L’ensemble reçoit une structure administrative, un système de solde et un équipement définis par des règlements militaires.

La mise en place de ces bataillons se fait progressivement. Les premières unités regroupent des hommes d’origines diverses, parfois peu entraînés, ce qui impose un travail de sélection, d’instruction et d’organisation. Malgré ces difficultés initiales, les tirailleurs participent rapidement à des opérations militaires aux côtés des autres troupes d’Afrique. Leur engagement dans plusieurs expéditions contribue à affirmer leur rôle dans l’armée française et marque le début d’une tradition militaire appelée à se développer dans les décennies suivantes.