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L'Algérie juive.

Meynié Georges
publié en 1887

Commentaire (inhabituel) de l'auteur du site: l'antisémitisme de l'auteur de ce livre reflète la vague antisémite qui a sévi en Algérie à la fin du XIXème et au début du XXème siècle.

L'auteur commence par dépeindre les Juifs d'Algérie avant 1830 comme une « race maudite », soumise au statut de dhimmi par les Arabes, une condition que Meynié juge méritée par leur nature « lâche » et « rapace ». Lors de la conquête française, il les accuse d'avoir observé une neutralité hypocrite, attendant de voir quel camp l'emporterait pour se placer sous la protection du vainqueur afin d'entamer une ère d'exploitation nouvelle.

L'exploitation de l'Arabe et du colon : l'usure comme arme Meynié consacre une large part de son texte à dénoncer ce qu'il appelle le « parasitisme » juif. Selon lui, le Juif refuse tout travail manuel ou productif pour se concentrer sur l'usure et le commerce de détail. Il décrit des mécanismes où l'indigène musulman, « fier et courageux », est systématiquement dépouillé de ses terres par des manœuvres juridiques et financières, avec la complicité involontaire ou intéressée de l'administration française. L'auteur affirme que le véritable « phylloxéra » de l'Algérie n'est pas l'insecte ravageur de vignes, mais le Juif qui ronge l'économie coloniale.

Le décret Crémieux : une « trahison » et une cause d'insurrection Le pivot politique de l'ouvrage est la dénonciation du décret Crémieux (1870). Meynié présente cette accession à la citoyenneté non comme un progrès, mais comme une surprise faite à la « bonne foi » de la France pendant ses désastres militaires contre l'Allemagne. Il soutient que l'insurrection kabyle de 1871 a été directement provoquée par l'indignation des Arabes de voir leurs anciens « esclaves » devenir leurs supérieurs juridiques. Il oppose constamment le « patriotisme » de l'Arabe, qui verse son sang pour la France, à la « lâcheté » du Juif qui utiliserait sa nouvelle citoyenneté uniquement pour s'exempter de ses devoirs et dominer le corps électoral.

L'Algérie « conquise » par la finance et l'espionnage Dans les derniers chapitres, Meynié soutient que l'Algérie n'appartient plus à la France mais aux Juifs, qui en sont les véritables maîtres par le contrôle des élections et de l'administration. Il va jusqu'à accuser les Juifs d'être des agents de l'Allemagne, affirmant qu'un pacte existerait entre Bismarck et la « finance juive » pour livrer la France à ses ennemis.

Conclusion L'ouvrage de Georges Meynié se conclut sur un appel à la résistance des « Français indépendants » pour briser le « joug sémite ». Pour l'auteur, le seul remède à la ruine de la colonie réside dans l'abrogation des droits politiques accordés aux Juifs et leur retour à un statut d'exception, les présentant comme des ennemis naturels et irréconciliables de la nation française.