1948. Délégation financières. Les réformes indigènes.
Gouvernement général de l'Algérie
Discours de M. Jonart, Gouverneur général de l'Algérie lors de l'assemblée plénière des délégations fiancières algériennes, session de mars 1918.
Résumé:
M. Jonart, rappelle l’importance des réformes indigènes votées par la Chambre le 9 février, longtemps retardées par la Première Guerre mondiale. Le loyalisme des musulmans envers la France durant le conflit rend nécessaire la concrétisation des promesses faites dès 1915. Ces réformes visent à améliorer la condition des populations musulmanes sur les plans militaire, fiscal et administratif. Désormais, les officiers musulmans pourront accéder aux plus hauts grades de l’armée, avec égalité de salaires et pensions par rapport aux Européens. Sur le plan fiscal, la suppression des impôts arabes marque une avancée attendue en matière de justice. Administrativement, les djemaas redeviennent des communes de plein exercice, permettant aux conseillers municipaux musulmans de participer à la désignation des maires. Enfin, l’accès à la citoyenneté française, défini par le sénatus-consulte de 1865, cesse d’être une faveur et devient un droit, ouvrant la voie à une assimilation progressive et à la réduction des contraintes de l’indigénat.
