1901. Délégations financières. Session extraordinaire de novembre. Assemblée plénière
Gouvernement général de l'Algérie
Les discussions ont porté sur des sujets majeurs concernant l'économie et l'administration de l'Algérie, notamment la question de l'emprunt, le régime des chemins de fer, la réforme des patentes, les droits d'enregistrement, la protection du vignoble, la création d'entrepôts francs pour les vins et tabacs, et les travaux d'amélioration du port d'Alger.
Le Gouverneur général a ouvert la session en soulignant l'importance de l'autonomie financière de l'Algérie et en proposant un emprunt de 50 millions de francs pour financer des projets de développement économique, tels que les travaux publics, la colonisation et la gestion des forêts. Après des débats animés, les délégations ont adopté le principe de l'emprunt, tout en demandant une répartition équitable des fonds et en insistant sur la nécessité de ne pas augmenter les impôts.
La question du rachat des chemins de fer a également été discutée. Les délégations ont exprimé des préoccupations concernant la loi de 1900, qui imposait à l'Algérie de prendre en charge la garantie d'intérêt des chemins de fer à partir de 1926. Elles ont demandé une révision de cette loi pour alléger les charges financières de la colonie et permettre une gestion autonome des chemins de fer.
D'autres sujets, comme la réforme des patentes et les droits d'enregistrement, ont été abordés, avec des propositions visant à simplifier et à adapter la législation aux réalités locales. Les délégués ont également discuté de la crise agricole et ont émis des vœux pour soutenir les agriculteurs en difficulté.
La session s'est conclue par des discours du Président des Délégations et du Gouverneur général, saluant la collaboration entre l'administration et les délégués pour le développement de l'Algérie.
