1932-1933. Budget de l'Algérie. Comptes d e la gestion 1932 et 1933
Gouvernement général de l'Algérie
Le document présente les comptes du budget de l’Algérie pour l’exercice 1932, établis par le Trésorier général M. Vigie et soumis à la Cour des comptes, conformément au décret du 16 janvier 1902. Il retrace de manière détaillée les recettes et les dépenses constatées au titre de la gestion 1932, y compris les opérations complémentaires effectuées en 1933.
Les recettes totales de l’exercice atteignent environ 1,68 milliard de francs, issues principalement des recettes ordinaires (impôts et revenus, produits du domaine de l’État, produits divers et recettes d’ordre), qui représentent un peu plus d’un milliard de francs. Les impôts et revenus constituent la part dominante, notamment les contributions directes, les droits d’enregistrement, les produits du timbre et des douanes. Les recettes extraordinaires, liées surtout aux emprunts et aux prélèvements sur les fonds de réserve, représentent une part très significative, reflet de l’importance des programmes de grands travaux et de dépenses exceptionnelles engagés durant l’exercice.
Du côté des dépenses, les paiements s’élèvent à environ 1,70 milliard de francs. Ils couvrent d’abord les charges de la dette publique, les pensions civiles et allocations assimilées, ainsi que les annuités liées au rachat et à l’exploitation des réseaux ferroviaires. Les autres dépenses concernent le fonctionnement des services administratifs, financiers et techniques, ainsi que les investissements extraordinaires, notamment ceux liés aux infrastructures, aux chemins de fer et à la réparation de dommages résultant d’événements exceptionnels (inondations).
La situation de trésorerie fait apparaître des excédents reportés des exercices antérieurs, intégrés dans l’équilibre général du budget. L’ensemble du document illustre une gestion budgétaire complexe, marquée par le poids des charges financières, le recours massif à l’emprunt et l’importance des mécanismes de recettes d’ordre, caractéristiques de l’administration financière de l’Algérie au début des années 1930
