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1932. Délégations financières. Session ordinaire sept-oct 1932. Délégation des colons.

Gouvernement général de l'Algérie
publié en 1932

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Le document correspond aux travaux de la Délégation des colons des Assemblées financières algériennes, réunie en session ordinaire de septembre-octobre 1932, sous l’autorité du Gouvernement général de l’Algérie. Il s’agit principalement du compte rendu de la première séance, marquée par la constitution du bureau, les hommages protocolaires et l’exposé politique et financier du nouveau président, M. Barris du Penher.

Après l’élection du président, du vice-président et du secrétaire, la séance est dominée par un long discours d’orientation. Celui-ci s’inscrit dans un contexte de grave crise économique mondiale, dont les effets commencent à se faire sentir avec intensité en Algérie. La production agricole, considérée comme la base essentielle de l’économie algérienne, est présentée comme directement menacée, en particulier les secteurs des céréales et de la viticulture. La situation des cultivateurs est jugée critique, au point d’être qualifiée de menace pour la colonisation elle-même.

Le discours insiste sur le rôle économique central de l’Algérie dans l’ensemble français, notamment à travers l’union douanière et le poids des échanges avec la métropole. Toute remise en cause de cette union est fermement rejetée. La nécessité de mesures nationales est affirmée : régulation des marchés, lutte contre la spéculation, protection des prix agricoles et limitation des importations étrangères.

Une place importante est accordée aux solutions coopératives et au renforcement du crédit agricole, jugé insuffisamment doté. Le document plaide pour un effort financier accru de l’Algérie en faveur du crédit, considéré comme aussi indispensable que les grands travaux d’équipement récemment autorisés par emprunt. L’objectif affiché est la restauration du pouvoir d’achat rural et la stabilité économique.

Enfin, la séance est consacrée à la désignation des commissions (finances, grands travaux, crédit agricole, voies de communication, assistance publique, etc.) et à l’organisation des méthodes de travail. L’ensemble du document reflète une volonté de discipline institutionnelle, de solidarité entre délégués et d’action rapide face à une crise perçue comme décisive pour l’avenir économique et social de l’Algérie française