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1933-1934. Budget de l'Algérie. Comptes de la gestion 1933 et de la gestion 1934.

Gouvernement général de l'Algérie
publié en 1935.

Gestion 1933 (exercice budgétaire principal)

La gestion 1933 correspond aux opérations exécutées sur les douze mois de l’exercice. Elle s’inscrit dans un contexte de fortes contraintes financières, marqué par le poids des charges structurelles et par la nécessité de maintenir l’équilibre du budget colonial.

Les recettes ordinaires constituent la base des ressources, dominées par les impôts et revenus fiscaux (contributions directes, douanes, enregistrement, timbre). Les produits du domaine de l’État et les recettes diverses complètent cet ensemble. À ces ressources s’ajoutent des recettes extraordinaires, principalement liées aux emprunts autorisés par les lois antérieures et affectés au financement des grands travaux et des dépenses exceptionnelles.

Les dépenses de l’exercice 1933 sont élevées. Elles comprennent en priorité le service de la dette (annuités d’emprunts, rentes, pensions), les charges de personnel et les dépenses de fonctionnement des services civils. Une part importante est également consacrée aux infrastructures, aux transports ferroviaires et aux engagements financiers hérités des exercices précédents. L’ensemble des paiements exécutés durant l’année dépasse le milliard et demi de francs, traduisant un niveau de dépenses supérieur aux recettes encaissées sur la même période.

La gestion 1933 se solde ainsi par un déséquilibre budgétaire, compensé en partie par des ressources exceptionnelles et par le report de certaines opérations sur la période complémentaire.


Gestion 1934 (période complémentaire de l’exercice 1933)

La gestion 1934, dite « première partie », ne constitue pas un exercice autonome : elle correspond aux opérations complémentaires de l’exercice 1933, réalisées après la clôture de l’année civile.

Elle enregistre d’abord des recouvrements tardifs de recettes déjà prévues au budget de 1933, notamment fiscales, ainsi que diverses régularisations comptables. Ces encaissements complètent les recettes de l’exercice et permettent d’améliorer la situation de trésorerie.

Du côté des dépenses, la période complémentaire est marquée par le règlement de paiements engagés en 1933 mais non liquidés avant le 31 décembre : dépenses de fonctionnement, charges de personnel, annuités financières et règlements liés aux travaux publics. Le montant total de ces paiements complémentaires est très significatif et accentue le volume global des dépenses imputées à l’exercice 1933.

La gestion 1934 permet ainsi d’achever comptablement l’exercice précédent, en mettant en évidence l’ampleur réelle des engagements financiers de la colonie et la dépendance persistante à l’égard des emprunts et des ressources exceptionnelles.