Accéder au contenu principal

Search Mobile


© All rights reserved. Powered by YOOtheme.

1934. Délégations financières. Session ordinaire de mai-juin. Non colons.

Gouvernement général de l'Algérie
publié en 1934

Le document retrace les travaux de la Délégation des non-colons des Délégations financières algériennes lors de la session de mai-juin 1934, dans un contexte marqué par la crise économique et par de fortes contraintes budgétaires. Les premières séances sont consacrées à l’organisation interne : réélection de M. Carles à la présidence, constitution du bureau et désignation des représentants aux nombreuses commissions interdélégataires (finances, grands travaux, voies de communication, santé publique, crédit agricole, pêches, céréales, viticulture).

Les débats révèlent une attention soutenue aux règles de fonctionnement et aux équilibres internes de l’assemblée, notamment en ce qui concerne la composition des commissions et l’application du règlement, parfois jugé contraignant au regard des précédents observés dans d’autres délégations. Ces discussions témoignent d’un souci d’égalité de traitement entre délégués et d’efficacité dans la préparation des travaux.

La deuxième séance est dominée par un exposé détaillé de la situation financière de l’Algérie présenté par le directeur des Services financiers. Celui-ci met en évidence un déficit budgétaire modéré pour 1933 (environ 27 millions), imputé non à un effondrement des recettes mais principalement aux charges exceptionnelles liées aux exercices clos et, surtout, aux déficits chroniques des chemins de fer. Pour 1934, la situation apparaît plus préoccupante : malgré une relative stabilité des recettes, la persistance des dépenses d’exercices clos et le poids des avances à régulariser font craindre un déficit supérieur à 100 millions.

L’exposé souligne enfin les orientations retenues pour le budget de 1935 : maintien de l’équilibre par une évaluation prudente des recettes, abandon de certaines taxes exceptionnelles, augmentation ciblée des dépenses (notamment pour les réseaux, les routes et la dette publique) et poursuite d’une politique de rigueur afin de limiter la pression fiscale dans un contexte économique fragile.