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1935-1936. Budget de l'Algérie. Comptes de la gestion 1935 et de la gestion 1936.

Gouvernement général de l'Algérie
publié en 1937

Au titre des recouvrements de l’exercice 1935, les encaissements réalisés entre le 1er janvier et le 31 décembre atteignent 1 231 332 943,25 francs. Les recouvrements opérés durant la période complémentaire (rattachée à la gestion 1936) s’élèvent à 609 070 547,51 francs. Le total des recettes effectivement recouvrées pour l’exercice 1935 atteint ainsi 1 840 403 490,76 francs

Les recettes ordinaires constituent la part essentielle des ressources. Les contributions directes représentent à elles seules environ 189 millions de francs recouvrés, tandis que les droits d’enregistrement dépassent 144 millions, le timbre environ 65 millions, et les produits des douanes plus de 212 millions de francs. Les contributions diverses constituent un poste majeur, avec environ 365 millions de francs encaissés. L’ensemble des recettes fiscales ordinaires dépasse ainsi un milliard de francs.

Les revenus du domaine de l’État (mines, forêts, autres produits domaniaux) restent d’un poids plus limité, de l’ordre de 23 millions de francs recouvrés. À cela s’ajoutent de nombreuses recettes diverses et remboursements, souvent de faible montant unitaire mais nombreux (frais de perception, remboursements d’avances, participations des collectivités), totalisant plusieurs dizaines de millions de francs.

Le budget comprend enfin une part significative de recettes extraordinaires, essentiellement liées aux emprunts. Le principal poste est le produit de l’emprunt autorisé par la loi du 22 juillet 1932, dont les recouvrements atteignent environ 433 millions de francs. D’autres emprunts et prélèvements sur comptes de réserve portent l’ensemble des ressources extraordinaires à plusieurs centaines de millions de francs, destinées notamment au financement des grands travaux et des dépenses exceptionnelles.

Dans l’ensemble, le document met en évidence un budget de très grande ampleur, dominé par la fiscalité et complété par un recours massif à l’emprunt pour l’investissement, caractéristique de la structure financière de l’Algérie au milieu des années 1930.