1935. Délégations financières. Session ordinaire. Délégation Indigène.
Gouvernement général de l'Algérie
Le document constitue le compte rendu officiel des travaux de la Délégation indigène (sections arabe et kabyle) des Assemblées financières algériennes lors de la session ordinaire de 1935. Il retrace les débats internes, les décisions administratives et les vœux adoptés par les représentants indigènes dans le cadre institutionnel de l’Algérie coloniale.
Les premières séances sont largement consacrées à l’organisation interne de la délégation : élection du bureau, discussions sur la durée des mandats, le principe du roulement et la répartition équitable des fonctions afin d’éviter le cumul des charges par les mêmes membres. Ces échanges révèlent une volonté affirmée de fonctionnement collégial et de transparence.
Les travaux portent ensuite sur des questions économiques et sociales majeures. La délégation adopte plusieurs vœux relatifs à la crise agricole, notamment face aux mauvaises récoltes dans certaines régions, demandant des secours immédiats, des allègements fiscaux et le report du paiement des impôts pour les populations touchées. D’autres vœux concernent l’administration indigène : opposition à la suppression ou à la fusion de postes judiciaires et administratifs, défense du maintien des mahakmas, des caïds et des débouchés professionnels pour les indigènes instruits, ainsi qu’une participation accrue de ces derniers aux services publics, selon leurs compétences.
Une part importante des débats est consacrée aux questions judiciaires : critique de la consignation préalable des droits d’enregistrement en matière musulmane, jugée comme un obstacle à l’accès à la justice, demandes de réforme des frais de justice et de la rémunération des auxiliaires, création de chambres d’appel à Oran et Constantine, et amélioration de la situation des veuves et orphelins de fonctionnaires indigènes.
