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1935. Délégations financières. Session ordinaire. Délégation des non colons

Gouvernement général de l'Algérie
publié en 1935

Les premières séances sont consacrées à l’organisation interne : élection du président (M. Carles), constitution du bureau et désignation des représentants de la délégation au Conseil supérieur de gouvernement ainsi qu’aux nombreuses commissions interdélégataires (finances, grands travaux, voies de communication, santé publique, crédit agricole, services maritimes, céréales, viticulture). Ces choix traduisent une volonté de continuité institutionnelle et de représentation équilibrée des départements.

Une part importante des débats porte sur les règles de fonctionnement des Assemblées. La délégation rejette la suppression des comptes rendus in extenso des séances séparées, jugés indispensables à la transparence des débats et à l’information de la presse. Elle décide également que toutes les motions adoptées par une délégation devront obligatoirement être communiquées aux autres, afin d’éviter les dysfonctionnements constatés lors des sessions précédentes.

Les discussions abordent ensuite des questions économiques majeures, en particulier la lutte contre le chômage. Les délégués rappellent les vœux antérieurs demandant l’inscription de crédits importants pour les travaux publics, l’aide au petit commerce et à la petite industrie. Ils dénoncent la réduction des crédits extraordinaires par le pouvoir central, estimant que cette politique aggrave la crise sociale et limite la capacité des Assemblées à agir.

Enfin, la délégation examine le budget, notamment la question sensible de la suppression de l’indemnité de 8 % accordée aux fonctionnaires. Les débats révèlent des tensions entre l’autonomie financière des Assemblées et les décisions imposées par le pouvoir central. Plusieurs intervenants défendent le maintien de cette indemnité ou, à défaut, l’ajournement de la décision, soulignant le risque d’un cumul de sacrifices pesant exclusivement sur les fonctionnaires.

Dans son ensemble, le document met en évidence une délégation soucieuse de défendre ses prérogatives, de préserver l’autonomie budgétaire algérienne et de répondre aux difficultés économiques et sociales de l’Algérie de 1935, tout en restant dans le cadre légal existant.