1936-1937. Budget de l'Algérie. Comptes de la gestion 1936 (2ème partie) et 1937 (1ère partie)
Gouvernement général de l'Algérie
e document présente les comptes du budget de l’Algérie pour l’exercice 1936, établis par la Trésorerie générale d’Alger et soumis à la Cour des comptes. Il retrace de manière détaillée les recettes, leur origine et leur exécution, ainsi que la situation des fonds en fin d’exercice.
Au 31 décembre 1936, la situation des fonds du budget fait apparaître des soldes importants issus des exercices antérieurs. Les services budgétaires présentent un excédent de dépenses de 737,96 millions de francs, tandis que les services hors budget dégagent un excédent de recettes de 3,153 milliards de francs, soit un solde global reporté de plus de 2,415 milliards de francs. Les opérations complémentaires sur l’exercice 1935 ajoutent 609,07 millions de francs de recettes pour 181,99 millions de francs de dépenses.
Pour l’exercice 1936 proprement dit, les recouvrements effectués sur douze mois s’élèvent à 1,173 milliard de francs. À cela s’ajoutent 630,74 millions de francs encaissés durant la période complémentaire de 1937 au titre de l’exercice 1936, portant le total des recouvrements à 1,804 milliard de francs.
Les recettes ordinaires constituent l’essentiel des ressources. Les impôts et revenus représentent plus de 1,01 milliard de francs effectivement recouvrés, dominés par les contributions directes, les droits d’enregistrement, les produits du timbre et surtout les droits de douane, qui génèrent à eux seuls environ 228 millions de francs. Les produits et revenus du domaine de l’État atteignent 22,8 millions de francs, tandis que les produits divers du budget s’élèvent à 65,5 millions de francs.
Le document fait également apparaître des recettes extraordinaires très élevées, principalement liées aux emprunts destinés au financement des grands travaux et de dépenses exceptionnelles. Le total général des recettes extraordinaires dépasse 509 millions de francs, dont près de 380 millions de francs pour la seule première partie consacrée au programme des grands travaux.
