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1936. Délégations financières. Projets budgétaires pour 1937.

Gouvernement général de l'Algérie
publié en 1936

Le budget de l’Algérie pour l’exercice 1937 est arrêté à un niveau global d’environ 1,61 milliard de francs en dépenses, pour des recettes évaluées à un montant équivalent, traduisant un équilibre budgétaire formel. Le projet initial présenté par le Gouvernement général faisait apparaître des crédits de 1 598,7 millions de francs et des recettes de 1 598,7 millions, dégageant un excédent très limité de 54 601 francs, ensuite absorbé par divers ajustements.

La dette publique constitue l’un des principaux postes de dépenses. À elle seule, la section consacrée aux emprunts et annuités ferroviaires dépasse 450 millions de francs, incluant notamment les annuités liées aux réseaux de chemins de fer rachetés par la Colonie et la contribution de l’Algérie aux charges militaires de la Métropole (environ 31,9 millions de francs).

Les dépenses de fonctionnement administratif (Gouvernement général, administration centrale et départementale) représentent un volume important, avec des crédits significatifs pour les traitements, indemnités et frais de fonctionnement des services civils. L’indemnité algérienne et les allocations familiales font l’objet de rétablissements notables, pour un montant supérieur à 6,5 millions de francs.

Les politiques sociales et sanitaires constituent une orientation majeure du budget. Les crédits affectés à la lutte contre le chômage atteignent 6 millions de francs, tant en budget ordinaire qu’extraordinaire. Les dépenses de santé publique sont élevées : assistance médicale, lutte contre les épidémies, antipaludisme, hôpitaux et préventoriums représentent plusieurs dizaines de millions de francs, auxquels s’ajoutent des subventions aux communes, aux familles nombreuses et aux cantines scolaires.

Le budget accorde également une place importante aux travaux publics et à l’équipement, notamment l’entretien des routes nationales (2 millions de francs) et les infrastructures aériennes, ainsi qu’aux habitations à bon marché, qui bénéficient de crédits et subventions dépassant 13 millions de francs.

Enfin, les budgets annexes (Postes, Télégraphes et Téléphones ; Pharmacie centrale ; Jardin d’Essai du Hamma) sont reconduits sans modification substantielle, confirmant une gestion distincte mais rattachée pour ordre au budget général.

Dans l’ensemble, le budget 1937 privilégie la stabilité financière, le maintien des grands équilibres, et un effort ciblé en faveur de l’emploi, de la santé publique et des infrastructures, dans un contexte de contraintes financières et de charges structurelles élevées.