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1933. Délégations financières. Session ordinaire mai-juin. Non colons

Gouvernement général de l'Algérie
publié en 1933

Le document intitulé Délégations financières algériennes – Session ordinaire de mai-juin 1933 (Délégation des non-colons) rend compte des travaux d’une assemblée consultative placée sous l’autorité du Gouvernement général de l’Algérie. Il s’inscrit dans le contexte de la crise économique mondiale du début des années 1930, qui affecte fortement les finances de la colonie.

Les premières séances sont consacrées à l’organisation interne de la délégation : élection du bureau (président, assesseur, secrétaire) et désignation des membres des différentes commissions (finances, grands travaux, voies de communication, assistance, crédit agricole, services maritimes, viticulture, céréales). Ces échanges révèlent l’importance accordée aux règles de fonctionnement, à la représentation équilibrée des départements (Alger, Oran, Constantine) et au respect du règlement intérieur, notamment en matière de cumul des mandats en commission.

Les débats abordent ensuite des questions économiques et budgétaires majeures. Les délégués soulignent les difficultés croissantes liées à la baisse des recettes, aux déficits structurels — en particulier ceux des chemins de fer — et au poids croissant de l’endettement. L’exposé du directeur des Services financiers met en évidence la contraction des recouvrements depuis 1929, l’insuffisance des recettes par rapport aux prévisions et la nécessité d’une politique d’économies et de sincérité budgétaire.

Pour faire face à cette situation, l’administration propose des compressions de dépenses (notamment sur les traitements des fonctionnaires), un ralentissement du programme des grands travaux et la création ou l’adaptation de nouveaux impôts, largement inspirés des mesures adoptées en métropole. Ces propositions donnent lieu à des discussions sur leur équité et leur impact économique.

Enfin, la délégation adopte plusieurs vœux, notamment en faveur du rétablissement des crédits destinés aux chemins vicinaux, jugés indispensables au développement local. L’ensemble du document témoigne du rôle consultatif mais actif des délégations financières dans la gestion budgétaire de l’Algérie coloniale, ainsi que des tensions entre impératifs financiers, développement économique et contraintes institutionnelles propres à la période.