1935. Délégations financières. Session ordinaire. Non colons
Gouvernement général de l'Algérie
Le document de 1935 relatif à la délégation des non-colons rend compte des travaux de la session ordinaire ouverte en mai, dans un contexte marqué par les effets persistants de la crise économique mondiale et par des tensions institutionnelles entre les assemblées locales et le pouvoir central.
La première séance est principalement consacrée à l’organisation interne : élection du président, constitution du bureau et désignation des représentants dans les différentes commissions (finances, grands travaux, santé publique, crédit agricole, transports, etc.). Ces procédures traduisent le fonctionnement régulier de l’assemblée et l’importance accordée au travail en commission, considéré comme essentiel à l’élaboration des avis financiers.
Les débats portent ensuite sur des questions de méthode et de fonctionnement, notamment le maintien des comptes rendus in extenso des séances séparées. Les délégués justifient ce choix par des considérations de transparence, d’efficacité des débats et d’information de la presse, rejetant les propositions de suppression motivées par des raisons d’économie.
Une part importante des discussions concerne la situation économique et sociale, en particulier la lutte contre le chômage. Plusieurs interventions soulignent l’insuffisance des crédits disponibles et critiquent la réduction ou la suppression, par le pouvoir central, de crédits d’engagement destinés aux grands travaux. Ces décisions sont perçues comme un frein à l’emploi et comme une atteinte aux prérogatives financières des assemblées algériennes, certains délégués évoquant même une remise en cause de l’autonomie budgétaire prévue par les textes.
