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1937-1938. Budget de l'Algérie. Gestion 1937 (2ème partie) 1938 (1ère partie).

Gouvernement général de l'Algérie
publié en 1939

Le budget de l’Algérie pour l’exercice 1937, présenté par la Trésorerie générale d’Alger, retrace l’ensemble des opérations budgétaires ordinaires, d’ordre et extraordinaires. Les recouvrements totaux de l’exercice 1937 atteignent 2 155 311 434,90 francs, comprenant 1 679 422 725,05 francs encaissés durant les douze mois de 1937 et 475 888 709,85 francs perçus pendant la période complémentaire de 1938

Les recettes ordinaires constituent la part essentielle des ressources. Les impôts et revenus fiscaux représentent à eux seuls plus de 1,28 milliard de francs, dominés par les contributions directes (environ 148,5 millions), les droits d’enregistrement (environ 188 millions), les produits des douanes (environ 265,3 millions) et surtout les contributions diverses, qui atteignent près de 383,7 millions de francs. La taxe unique sur les affaires réalisées en Algérie fournit également un apport significatif, supérieur à 175 millions de francs

Les produits du domaine de l’État (mines, forêts, autres revenus domaniaux) totalisent environ 38,1 millions de francs, tandis que les produits divers du budget et les recettes d’ordre en atténuation de dépenses s’élèvent ensemble à plus de 150 millions de francs, traduisant l’importance des remboursements, participations et reversements entre services publics

À la clôture de l’exercice, la situation des fonds du budget de l’Algérie au 31 décembre 1937 fait apparaître des excédents cumulés importants : environ 1,52 milliard de francs d’excédent de dépenses sur les services budgétaires et 2,53 milliards de francs d’excédent de recettes sur les services hors budget, hérités des exercices antérieurs et intégrés à la situation financière finale

Dans l’ensemble, le budget 1937 reflète une structure financière dominée par les recettes fiscales, complétée par des ressources domaniales et des mécanismes de compensation interne, avec des excédents significatifs assurant une capacité de financement élevée à la fin de l’exercice.