Ruines romaines de l'Algérie et Kabylie du Djurdura
De VIGNERAL Christian
L’ouvrage Ruines romaines de l’Algérie. Kabylie du Djurdjura, publié en 1868 par Christian de Vigneral, a pour objet la description et le recensement des vestiges romains observés dans la région de la Kabylie du Djurdjura et dans certaines zones limitrophes. L’auteur précise d’emblée que l’appellation « Kabylie du Djurdjura » est employée de manière pratique et non administrative, et que son étude repose principalement sur des observations personnelles de terrain, complétées par des informations recueillies auprès de militaires, de fonctionnaires et de travaux antérieurs.
Le texte s’attache à situer géographiquement l’extension de l’occupation romaine dans cette région montagneuse, en distinguant les zones effectivement marquées par des traces antiques de celles qui semblent en avoir été exclues. Vigneral souligne que l’implantation romaine se concentre surtout dans les vallées, les passages stratégiques et les zones de contrôle militaire, tandis que les massifs les plus élevés paraissent avoir échappé à une occupation durable.
L’auteur décrit ensuite l’état des ruines observées : vestiges de routes, de fortifications, de postes militaires, de citadelles, de tombeaux et de constructions civiles. Il insiste sur le caractère souvent fragmentaire de ces restes, parfois réemployés dans des constructions plus récentes, et sur la difficulté d’identification précise de certains sites faute de fouilles approfondies ou de sources épigraphiques abondantes.
Une partie importante de l’ouvrage est consacrée à la subdivision de Dellys, où sont détaillés plusieurs sites antiques, notamment Dellys elle-même, ainsi que des localités environnantes. Pour chacun, Vigneral mentionne l’étendue supposée des agglomérations romaines, la nature des vestiges visibles et les hypothèses relatives à leur fonction militaire ou administrative.
Enfin, l’auteur conclut sur les limites de son travail, reconnaissant le caractère incomplet de ses observations et appelant à des recherches plus systématiques. L’ensemble se présente comme un inventaire descriptif et topographique, visant à contribuer à la connaissance de la présence romaine en Algérie, sans prétendre à une reconstitution exhaustive.
