Notes artistiques sur Alger et 1874-1875
PRADIER Jean
Dans Notes artistiques sur Alger (1874-1875), John Pradier propose une observation synthétique de la situation artistique et urbaine d’Alger au milieu des années 1870.
L'aureur estime que l’art est déjà solidement présent à Alger, mais manque d’un cadre institutionnel et financier adapté. Il souligne en particulier la nécessité d’un budget spécifique et de la création d’un musée, accompagné d’un service administratif chargé de la conservation et des échanges artistiques, notamment avec le continent européen.
L’auteur décrit ensuite la physionomie d’Alger, marquée par la blancheur des constructions, l’organisation en terrasses et l’opposition visuelle entre la vieille ville, dense et intérieure, et les quartiers modernes. Il insiste sur la diversité de la population, composée de groupes d’origines variées, qui confère à la ville l’apparence d’un vaste carrefour méditerranéen.
Pradier évoque également l’influence du climat et de l’environnement naturel sur les habitants, décrivant une ville entourée de collines verdoyantes, relativement éloignée du désert, et bénéficiant d’un cadre jugé favorable.
Commentaire: l'auteur déplore l'insuffisance de la politique coloniale en faveur de la culture. Cependant, le premier musée créé sur la terre africaine, le fut par la France, à Alger, en 1835: musée des antiquités maghrébines enrichi à partir de 1854 avec une section d'art islamique.
