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La conquète d'Alger en 1830 et poëme en trois chants

Perinès (par un jeune breton)
publié en 1832

Publié en 1832, La Conquête d’Alger en 1830 est un poème en trois chants attribué à Perinès, jeune auteur contemporain des faits. L’ouvrage s’inscrit dans l’immédiat après-coup de l’expédition française menée contre la régence d’Alger et vise explicitement à célébrer la prise de la ville par les troupes françaises. Dès la préface, l’auteur justifie son entreprise : il ne prétend pas rivaliser avec les récits historiques ou militaires, mais offrir une transposition poétique d’un événement jugé majeur, en exaltant les scènes héroïques de la campagne.

Le premier chant plante le décor historique et symbolique. L’Afrique du Nord y est présentée comme un espace dominé par la piraterie maritime et par le pouvoir du dey d’Alger, décrit comme despotique et sûr de sa puissance. La mer, le port et la ville d’Alger occupent une place centrale dans cette représentation, tandis que l’auteur insiste sur la menace ressentie par le pouvoir local face à l’approche de la flotte française. L’intervention française est introduite comme une réponse à des offenses répétées et comme l’expression d’une volonté nationale.

Les chants suivants retracent le déroulement de l’expédition : rassemblement des forces navales et terrestres, départ de Toulon, traversée, débarquement, combats et progression vers Alger. Le poème multiplie les références aux chefs militaires, aux régiments et aux navires, en soulignant la discipline, le courage et la cohésion des troupes. La prise de la ville et la chute du pouvoir algérois sont présentées comme l’aboutissement logique de cette action collective.

L’ensemble du texte adopte un ton épique et patriotique, conforme aux codes littéraires de l’époque, et constitue un témoignage poétique révélateur de la perception française immédiate de la conquête d’Alger, plus qu’une analyse historique distanciée des événements.