Fastes sacrés de l'Afrique chrétienne. Quatrième et dernière époque.
- anonyme
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L’ouvrage Fastes sacrés de l’Afrique chrétienne d’Antoine-Adolphe Dupuch (1849) retrace, dans sa « quatrième et dernière époque », la restauration et l’organisation de l’Église d’Afrique après la chute du royaume vandale. Le récit s’ouvre sur le contexte du règne de Justinien et sur la reconquête byzantine menée par Bélisaire, présentée comme un tournant décisif pour les communautés chrétiennes africaines, longtemps éprouvées par les persécutions et les divisions doctrinales.
L’auteur insiste sur le rétablissement rapide de la hiérarchie ecclésiastique, en particulier à Carthage, et sur la convocation de conciles destinés à restaurer la discipline, à régler les questions de juridiction et à réintégrer ou exclure les clercs compromis avec l’arianisme vandale. Les débats conciliaires, abondamment cités, montrent la volonté des évêques africains de s’aligner sur l’autorité doctrinale de Rome tout en préservant certaines traditions locales.
Une large place est accordée aux échanges entre l’Église d’Afrique et le siège apostolique, notamment à travers la correspondance pontificale, qui encadre les décisions africaines et confirme les mesures prises. L’ouvrage met également en lumière le rôle des autorités impériales, dont l’appui politique et militaire permet la restitution des biens ecclésiastiques, la protection des catholiques et la réorganisation des structures religieuses.
Enfin, Dupuch présente cette période comme un moment de renouveau moral et institutionnel : les Églises sont restaurées, la discipline renforcée, et l’Afrique chrétienne retrouve, selon l’auteur, une place éminente dans l’ensemble du monde chrétien, avant que d’autres bouleversements historiques ne viennent interrompre cet élan.
