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Etudes anthropologiques sur 76 indigènes de l'Algérie (Tatouages, etc.)

D'Hercourt Gillebert
publié en 1868

Dans Études anthropologiques sur 76 indigènes de l’Algérie (1868), le docteur Gillebert d’Hercourt présente les résultats d’observations anthropologiques réalisées lors de séjours en Algérie. L’ouvrage s’inscrit dans le cadre des travaux de la Société d’anthropologie de Paris et a pour objectif de décrire, de manière méthodique, certaines caractéristiques physiques et culturelles de populations qualifiées d’« indigènes », appartenant à différents groupes (Arabes, Kabyles, Mozabites, Noirs, Israélites).

L’auteur précise les conditions de son enquête : les observations portent sur soixante-seize individus, hommes et femmes, examinés dans divers lieux (Alger, Kabylie, Sahara). Il décrit les méthodes de mesure employées, notamment pour la stature, les proportions corporelles, la longueur des membres, la forme du crâne et certains traits morphologiques. Les résultats sont présentés sous forme descriptive et comparative, parfois accompagnés de tableaux chiffrés. D’Hercourt souligne les variations observées selon les groupes étudiés, tout en insistant sur l’absence d’un type unique et homogène.

Une partie importante de l’ouvrage est consacrée à la pigmentation de la peau, des yeux et des cheveux. L’auteur examine l’influence supposée du climat, de l’exposition au soleil et des conditions de vie, en comparant les populations rurales et urbaines. Il évoque également les effets du froid et de la chaleur sur l’organisme, à partir d’observations réalisées en différentes régions d’Algérie.

Enfin, l’étude aborde la question des tatouages, principalement chez les Kabyles. D’Hercourt décrit leurs formes, leurs localisations sur le corps et les circonstances de leur réalisation. Il rejette l’idée d’une signification religieuse ou politique systématique, et interprète ces pratiques comme des usages traditionnels à fonctions multiples, parfois médicales ou esthétiques. L’ensemble du texte se veut une contribution descriptive à l’anthropologie physique et ethnographique telle qu’elle se développe au milieu du XIXᵉ siècle