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Archéologie. Notes sur le monument connu sous le nom de Tombeau de la chrétienne

Aucapitaine Henri
publié en 1856

Dans Archéologie. Notes sur le monument connu sous le nom de Tombeau de la chrétienne (1856), Henri Aucapitaine propose une étude descriptive et critique d’un monument antique situé dans la province d’Alger, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Koléah. Connu sous le nom de « Tombeau de la chrétienne », l’édifice suscite depuis longtemps l’intérêt des voyageurs, savants et antiquaires, en raison de sa taille, de sa forme singulière et des traditions qui s’y rattachent.

L’auteur commence par décrire précisément l’aspect du monument : une construction massive de plan circulaire, composée de gradins superposés et surmontée d’un couronnement en forme de dôme tronqué. Il en détaille les dimensions, les matériaux employés et l’état de conservation, qu’il juge alors relativement satisfaisant malgré certaines dégradations. Aucapitaine insiste sur la position dominante de l’édifice dans le paysage, qui en fait un repère visible de loin.

Une large partie du texte est consacrée aux interprétations relatives à l’origine et à la destination du monument. L’auteur passe en revue les hypothèses avancées par différents érudits : tombeau royal numide ou maurétanien, monument commémoratif, ou encore édifice lié à des traditions locales transformées par la légende. Il réfute l’idée d’un monument chrétien au sens strict et s’attache à démontrer que l’appellation courante repose sur des récits tardifs et symboliques plutôt que sur des faits historiques établis.

Aucapitaine examine également les sources antiques et médiévales mentionnant la région, ainsi que les récits de voyageurs européens. Il souligne les divergences d’opinion et les incertitudes chronologiques, tout en rapprochant le monument d’autres constructions funéraires nord-africaines. Il penche pour une attribution à l’époque préromaine ou romaine ancienne, probablement liée à une dynastie locale.

L’étude se conclut par un appel à des recherches archéologiques plus systématiques, fondées sur l’observation directe et la comparaison scientifique, afin de dépasser les interprétations légendaires et de mieux comprendre la place du monument dans l’histoire ancienne de l’Algérie.