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Justice

Après une période de tâtonnements, le système judiciaire en Algérie s’organise progressivement et s’oriente vers deux systèmes différents, l’un pour juger les français, l’autre pour les juifs et les musulmans.

A partir de 1854 l’organisation judiciaire va trouver sa forme définitive et limiter progressivement les attributions des cadis qui n’auront plus de compétences dans le domaine pénal et se limiteront aux règles particulières en matière de mariage, de répudiation, de succession suivant des traditions typiquement musulmanes comme les règles de dévolution par rahnia (contrat de prêt sur gages sans usufruit), tsenia (contrat de prêt sur gages avec usufruit) ou chefaa (retrait d'indivision), le tout compliqué par l'existence de biens habous.

Après 1871, où  le cadi demeure seul compétent en matière de droit personnel et succession, où la chambre de révision est une juridiction spéciale du droit musulman, la justice se rend désormais en Algérie comme en métropole.

En 1902 cependant, sont créées des cours criminelles spéciales pour juger les musulmans, car les cours d’assises dont les jurés sont uniquement Européens, pourraient leur être défavorables.